Il nous semblait impératif de montrer aujourd’hui Le Plafond (1961), Un sac de puces (1962) et Quelque chose d’autre (1963), d’une modernité sidérante, dans leur virtuosité formelle comme dans leur manière d’aborder la condition de la femme, akermaniens bien avant les débuts de Chantal Akerman.
Ces trois films sont ses premiers réalisés à l’issue de ses études à la FAMU, et avant la réalisation de son film Les Petites Marguerites (1966), le plus identifié en France et auquel elle est souvent restreinte.
En les ressortant, nous voulons mettre en avant les films avec lesquels elle a construit son regard de cinéaste, trois films extrêmement forts et avant-gardistes, où elle représente les regards, les corps et les destins quotidiens de femmes dans un monde moderne où aliénation et émancipation se confrontent.



